Cédric Matthey

Père de deux garçons, divorcé, amoureux de toute culture (lettres, notes, pinceaux, pixels et petites balles jaunes) comme du lever de coude, de la neige sale des fins d’hivers, il publie un peu par hasard son premier recueil de poèmes. Au travers de textes cabossés, il étale son vague à l’âme à qui veut bien loucher dessus, en se disant que, quand même, on n’a pas le droit de faire souffrir ses mômes.

Le livre

Il y en a qui valident leur divorce par un statut Facebook avec un sourire qui leur arrache la tronche. Nous sommes certains que Cédric cherchait seul, au cœur des mots, des bouts de vie, dans la petite pièce sombre où il entrepose ses cinq mille disques. Ça commence maladroitement, ça finit en poésie. Il n’y a rien à retoucher, madame la Critique. En aparté : on sait que tu sais que ce n’est pas parce qu’on te publie que tu seras autrement notre ami…

Extrait

[…]

Des mots qui se perdent

Relents de médicaments

Mémoire qui se cherche

Tuyaux qui se croisent

Visites tristes

Visites souriantes

Pilules pour supporter

Pilules pour dormir

La vie qui bascule

Comme une chaise en osier

Un ami tout replié

Comme un papier froissé

Cet été-là je l’ai perdu

Et jamais vraiment retrouvé

Mais une naissance m’a permis

De tout recommencer

cielazur

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